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Yann Lemoël, BES1,scaphandrier, nitrox et recycleur Préjugés et réalité

Les idées fausses :

Plongées profondes   Difficulté    Prix élevé    Plongées techniques    Risque élevé

La réalité :

Plongées à moins de 40 mètres
Cours de 3 heures
Plongées identiques aux plongées à l'air
Sécurité prouvée depuis 20 ans
Rigueur accessible


Les avantages du nitrox :

Moins d'azote que dans l'air car plus d'oxygène dans le mélange respiré
Moins de risque d'ADD car moins d'azote dans le mélange respiré
Possibilité de rester plus longtemps en immersion sans palier
Des paliers plus efficaces car moins d'azote dans le mélange
Moins de fatigue

Les Inconvénients du nitrox :

Des limites de temps et de profondeur liées à l'oxygène qu'il est très simple de calculer

Différents choix possibles :

Plonger au Nitrox comme avec de l'air et donc augmenter sa marge de sécurité
Allonger le temps de plongée sans palier en tirant la quintessence du mélange
Raccourcir les intervalles de surface

Plongeurs voyageurs, plongez au Nitrox sans décompression :

Les transports sont une cause de fatigue non négligeable.
Les plongeurs qui souhaitent dès leur arrivée profiter de leur séjour
pourront utiliser du Nitrox et donc réduire leur risque d'ADD dû à la fatigue.
Lors des croisières, les plongées sont nombreuses, le risque d'ADD est donc important.
Plonger au Nitrox réduira les risques d'accident et permettra de profiter pleinement de son séjour
dans un état de fatigue moindre.
Dans les pays où les structures médicales sont loin des sites de plongées, diminuer son risque d'ADD est essentiel.
Moins de 12 heures avant son départ en avion, le plongeur Nitrox pourra s'immerger
car les intervalles de surface sont moins importants qu'en plongée à l'air.

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Qu’est ce qu’un recycleur ? de Richard Pyle (traduit de l’anglais par Eric Bahuet avec l’aimable autorisation de l’auteur) Scaphandre circuit ouvert 1-Bouteille 2-robinet de conservation 3-1re étage de détendeur 4- 2ème étage de détendeur 5- manomètre Il est utile de se rappeler le mécanisme d’un scaphandre traditionnel pour comprendre ce qu’est un recycleur et son fonctionnement. Les appareils de plongée disponibles sur le marché sont presque tous classés dans la catégorie "scaphandre circuit ouvert ". Ce type de matériel (photo de droite) a d’abord été mis à la disposition des plongeurs loisirs par JY Cousteau ; le plongeur respire un gaz comprimé à partir d’un détendeur. Les gaz expirés sont évacués sous forme de bulles à chaque respiration, d’où le terme "circuit ouvert". De par sa construction, le circuit ouvert n’est pas performant car le métabolisme du plongeur utilise seulement une petite partie du gaz respiré, d’où un immense gaspillage d’oxygène à chaque respiration. De plus, la quantité d’O2 perdue de cette façon augmente avec la profondeur. Le recycleur est un appareil de plongée fondamentalement différent. Il existe 3 types de recycleurs actuellement utilisés par les militaires et l’industrie: le recycleur oxygène, le recycleur semi-fermé et le recycleur circuit fermé. Comme nous allons le voir plus loin, chacun a ses propres avantages et inconvénients. Tous les recycleurs ont cependant des éléments en commun. Les conceptions commencent toutes avec une boucle respiratoire équipée d’un embout qui permet au plongeur de respirer. Si l’ensemble de la boucle respiratoire était fabriqué dans un matériau rigide, le plongeur ne serait pas capable de respirer : le gaz expiré ne pourrait s’évacuer, et le plongeur ne serait pas capable d’inspirer (par analogie, tentez d’inspirer et d’expirer dans une bouteille de soda). Il doit donc y avoir une sorte de sac souple, relié à la boucle respiratoire, qui se gonfle lorsque le plongeur expire et qui se dégonfle lorsque le plongeur inspire. Ce sac se comporte, et c’est un terme assez approprié, comme un faux poumon. Si le plongeur continuait à inspirer et expirer à partir de cette boucle respiratoire, la quantité de dioxyde de carbone (CO2) expirée par le plongeur atteindrait rapidement des seuils dangereux. La boucle respiratoire doit donc inclure également un absorbant de CO2, produit chimique (comme par exemple, HP Sodasorb, Sofnolime® ou de l’hydroxyde de lithium), qui récupère et élimine le CO2 du gaz expiré. Evidemment, la seule cartouche d’absorbant de CO2 ne saurait permettre au plongeur de respirer indéfiniment ; l’oxygène de la boucle respiratoire étant consommé par le métabolisme du plongeur. Le recycleur doit donc être pourvu d’un dispositif permettant d’injecter de l’oxygène dans la boucle respiratoire afin de conserver le plongeur en vie. Par ailleurs, et simplement pour empêcher le plongeur de respirer le gaz qu’il vient juste d’expirer, le recycleur doit être conçu de telle sorte que le gaz respiré ne puisse circuler que dans un seul sens dans la boucle respiratoire. Cela se réalise généralement à l’aide de soupapes amont et aval positionnées de chaque côté de l’embout ; le gaz inspiré ne peut donc venir que d’une seule direction, et le gaz expiré ne peut se rendre que dans la direction opposée. La vanne de fermeture de l’embout est un autre dispositif commun à la plupart des recycleurs et qui permet d’empêcher l’eau d’inonder la boucle respiratoire en cas de retrait de l’embout en plongée. La différence fondamentale entre les 3 types de recycleurs est la manière dont ils ajoutent du gaz dans la boucle respiratoire, et contrôlent la concentration en oxygène dans le gaz respiré. Le Recycleur Oxygène Le recycleur oxygène est le système de recycleur le plus simple, et constitue une base de discussion pour des systèmes plus élaborés. Un recycleur oxygène est constitué des éléments de base décrits plus haut, avec en alimentation une bouteille d’oxygène pur pour compenser l’oxygène consommé par le plongeur. Certains recycleurs oxygène ajoutent de l’oxygène dans la boucle respiratoire à un débit constant qui est calculé pour être très proche de celui consommé par le métabolisme. Cependant, du fait d’efforts physiques, la quantité métabolisée par le plongeur peut évoluer pendant le déroulement de la plongée. En conséquence, un tel système d’ajout actif est susceptible d’ajouter trop d’oxygène pendant les périodes de faible activité (et donc un gaspillage du gaz de la boucle), et/ou pas assez d’oxygène pendant les périodes de travail intense (et donc l’obligation pour le plongeur d’ajouter de l’oxygène par une vanne manuelle). Beaucoup de recycleurs oxygène intègrent un système d’ajout passif, par lequel l’oxygène est ajouté dans la boucle à un rythme correspondant au métabolisme du plongeur. Une méthode simple permet de déclencher l’ajout du gaz à l’aide d’une valve mécanique actionnée lorsque le faux poumon est complètement applati. Au fur et à mesure que le métabolisme du plongeur transforme l’oxygène en dioxyde de carbone et que le CO2 est éliminé par la chaux de l’absorbant, le volume total de gaz dans la boucle respiratoire diminue. Il arrive un moment où une inhalation profonde du plongeur videra complètement le faux poumon (qui se replie sur lui-même), actionnant ainsi la valve mécanique qui injecte de l’oxygène. Le risque lié au recycleur oxygène est qu’il est impératif de rincer la boucle avec de l’oxygène pur avant le début de la plongée. Si une quantité suffisante d’autres gaz est présente dans la boucle, le plongeur risque l’hypoxie (quantité insuffisante d’oxygène) avant que le repli du faux poumon ne soit suffisant pour actionner la valve mécanique d’ajout d’oxygène. D’un point de vue conceptuel, les recycleurs oxygène sont très simples car ils ne demandent pas un système élaboré de contrôle d’O2. Ils sont cependant également très limités dans leurs possibilités du fait de la toxicité de l’oxygène (excès d’oxygène) qui s’avère dangereux au-delà d’une profondeur de 6 mètres. Pour pouvoir descendre en toute sécurité à des profondeurs plus importantes, le mélange de la boucle respiratoire doit être composé d’autres constituants que de l’oxygène pur (par exemple de l’azote ou de l’hélium). On rencontre de tels recycleurs aux mélanges avec les recycleurs semi-fermés et les recycleurs fermés. Le recycleur semi-fermé A l’inverse des recycleurs oxygène, les recycleurs semi-fermés sont des recycleurs qui utilisent un mélange de gaz autre que le seul oxygène pur. Il y a deux catégories fondamentalement différentes de recycleurs semi-fermés : les actifs et les passifs. Les plus courants sont, et de loin, les systèmes actifs. Conceptuellement, ils sont identiques au recycleur oxygène de type ajout actif, excepté que le gaz fourni est un mélange au lieu de l’oxygène pur. Le gaz est généralement injecté dans la boucle respiratoire à un débit massique constant. En d’autres termes, quelle que soit la profondeur, un même nombre de molécules de gaz est introduit dans la boucle pendant une période de temps donnée. Le débit d’injection de ces systèmes doit être ajusté en fonction du pourcentage d’oxygène du gaz disponible, de telle sorte que le taux d’oxygène dans la boucle égale ou dépasse la consommation d’oxygène par le plongeur. Le Recycleur semi-fermé Comparé au recycleur oxygène, ce type de recycleur permet au plongeur de descendre à des profondeurs plus importantes sans risque important de toxicité liée à l’oxygène. L’inconvénient provient du fait que la partie de gaz disponible qui n’est pas de l’oxygène (habituellement de l’azote, de l’hélium, voire les deux) est également ajoutée dans la boucle respiratoire à un taux constant. Cet " autre " gaz n’étant pas consommé par le plongeur, il continue de s’accumuler dans la boucle. Pour empêcher la conséquence évidente de l’augmentation de volume, cet excès de gaz doit être périodiquement évacué de la boucle. Dans l’idéal, seul le composant non oxygène du gaz respiré serait évacué de la boucle, réservant ainsi l’oxygène pour la consommation du plongeur. Etant donné que le gaz de la boucle est plus ou moins bien mélangé, une partie du gaz évacué est de l’oxygène que l’on gaspille. Un autre problème avec les recycleurs semi-fermés de type ajout actif est que la concentration d’oxygène dans la boucle varie. Tout d’abord, la valeur du pourcentage d’oxygène de la boucle se situe quelque part en dessous du pourcentage d’oxygène du gaz fourni. Cela s’explique par le fait que le corps du plongeur élimine plus rapidement l’oxygène de la boucle que ne sont éliminés les autres éléments du mélange. Par ailleurs, l’oxygène est ajouté dans la boucle à un taux constant mais la consommation d’oxygène par le plongeur varie avec l’effort. En fonction des efforts, la consommation d’oxygène par le métabolisme du plongeur peut varier dans un facteur de 6 dans des conditions normales, et jusqu’à 10 dans des conditions extrêmes. Ces variations influent sur l’importance du décalage entre la fraction d’oxygène dans le gaz fourni et la fraction d’oxygène dans le gaz respiré. Afin de réduire le risque hypoxique, le pourcentage d’oxygène dans le gaz disponible et le débit auquel il est injecté dans la boucle doit être suffisamment important pour répondre aux besoins du plongeur lors d’efforts soutenus. Plus le pourcentage d’oxygène dans le gaz disponible est élevé, plus la profondeur est limitée à cause du risque de toxicité de l’oxygène pendant les périodes de faible activité. Par ailleurs, plus le taux d’injection du gaz est important, plus l’autonomie en gaz est réduite (le gaspillage est plus important). Cependant, devant la variabilité (habituellement imprévisible) des besoins en oxygène pour le plongeur lors d’une plongée, et devant l’incapacité d’un recycleur semi-fermé à débit massique constant à la compenser, les recycleurs semi-fermés à ajout actif sont fondamentalement inefficaces comparés à d’autres recycleurs. Le système d’ajout passif est une approche différente dans la conception des recycleurs semi-fermés. Ces modèles tentent d’ajuster le taux auquel le mélange fourni est ajouté dans la boucle pour coller au plus près des besoins du métabolisme du plongeur. La façon la plus simple pour réaliser cet ajustement en temps réel est de calquer le taux d’injection du gaz sur la fréquence respiratoire du plongeur. La plupart du temps, la fréquence respiratoire ou le volume respiratoire par minute (RMV), est directement proportionnelle à la consommation métabolique de l’oxygène. Ainsi, la plupart des recycleurs semi-fermés à ajout passif injectent le mélange fourni dans la boucle à un taux dépendant de la fréquence respiratoire du plongeur : la quantité de gaz injecté lors de périodes de RMV élevés est plus importante et elle est moindre lors de périodes de faibles RMV. Alors que cette approche atténue le problème des grandes variations de teneurs en oxygène dans le gaz respiré lors de différents efforts, il y a toujours la nécessité d’évacuer périodiquement un excès de gaz, réduisant ainsi l’efficacité du système. Le recycleur à circuit fermé Le recycleur circuit fermé 1 - embout 2 - levier de fermeture 3 - soupape amont 4 - soupape aval 5 - filtre épurateur 6 - faux poumons 7 - inflateur d'ajout de diluant 8 - valve de surpression 9 - bouteille de diluant 10 - robinet bouteille de diluant 11 - détendeur diluant 12 - bypass manuel de diluant 13 - manomètre diluant 14 - bouteille oxygène 15 - robinet bouteille oxygène 16 - détendeur oxygène 17 - bypass manuel oxygène 18 - manomètre oxygène 19 - capteurs oxygène 20 - câbles de liaison oxygène 21 - électronique principale 22 - valve du solénoïde O2 23 - Console principale 24 - Console secondaire Bien que le terme "recycleur à circuit fermé" soit souvent utilisé pour se référer à différents types d’appareils, il est ici uniquement employé en référence au circuit fermé complet, système de recycleur fonctionnant au mélange. Comme les recycleurs semi-fermés, les circuits fermés fonctionnent avec des mélanges, permettant de descendre à des profondeurs bien supérieures à ce que ne peuvent le permettre les recycleurs oxygène. Cependant, il y a plusieurs différences importantes et fondamentales avec les semi-fermés. La première différence est la façon dont l’oxygène est ajouté dans la boucle. Alors que les recycleurs semi-fermés injectent de l’oxygène avec d’autres gaz, les circuits fermés disposent d’au moins deux sources de gaz indépendantes. L’une contient de l’oxygène pur, injecté dans la boucle pour remplacer l’oxygène consommé par le plongeur. L’autre source de gaz est appelée le diluant. Il est habituellement composé d’air comprimé ou d’un mélange spécial comme un Nitrox (oxygène/azote avec un pourcentage d’oxygène supérieur à l’air comprimé), un héliox (hélium-oxygène, avec un pourcentage d’oxygène inférieur à l’air comprimé), un néox (néon-oxygène) ou un trimix (hélium-azote-oxygène). Le diluant contient généralement assez d’oxygène pour être respiré directement à la profondeur d’évolution de la plongée à partir d’une bouteille équipée d’un détendeur. Cette source de gaz est utilisée pour maintenir un volume dans le système lors d’évolutions à des profondeurs supérieures où le volume de gaz dans la boucle se trouve comprimé. Dans certains recycleurs, le diluant est aussi utilisé comme source de gaz de secours en circuit ouvert pour répondre à un dysfonctionnement total de l’appareil. La seconde différence importante entre les fermés et semi-fermés est la façon dont les deux systèmes maintiennent le pourcentage d’oxygène dans la boucle. Alors que la plupart des recycleurs semi-fermés maintiennent (plus ou moins) un pourcentage constant d’oxygène (%O2) tout au long de la plongée, les recycleurs circuits fermés maintiennent une pression partielle d’oxygène relativement constante (PpO2) dans la boucle. Pour y parvenir, tous les recycleurs circuits fermés intègrent des capteurs électroniques d’oxygène qui surveillent la concentration d’oxygène dans le gaz respiré. Dans la plupart des cas, les recycleurs circuits fermés, intègrent également un système de contrôle électronique de l’oxygène qui ajoute de manière automatique l’oxygène lorsque la PpO2 descend en dessous d’un seuil prédéfini (ce seuil est appelé le " setpoint " de PpO2). Comme on le verra ci-dessous, les recycleurs circuits fermés ont des avantages et des inconvénients comparés aux circuits ouverts et aux recycleurs semi-fermés. Toutes ces technologies de plongées ont des incidences importantes. Quels sont les avantages des recycleurs ? En général, les recycleurs, et en particulier les semi-fermés, offrent 3 avantages fondamentaux par rapport aux circuits ouverts traditionnels : une meilleure optimisation de l’utilisation du gaz, une décompression optimisée, et un fonctionnement pratiquement sans bruit. Optimisation du gaz L’avantage le plus significatif du recycleur circuit fermé (et dans une moindre mesure, le semi-fermé) est qu’il augmente de manière importante l’optimisation du gaz. Normalement, un plongeur utilise seulement une petite fraction de l’oxygène inspiré ; lorsque le plongeur expire, la quasi-totalité de l’oxygène quitte les poumons sans avoir été consommée. Lorsque l’on utilise un scaphandre traditionnel, l’oxygène et les autres composants du gaz expiré sont évacués sous forme de bulles. Avec l’augmentation de la profondeur, l’inefficacité d’un circuit ouvert est encore accentuée : du fait de l’augmentation de pression à des profondeurs supérieures, beaucoup de molécules de gaz sont perdues à chaque expiration. Inversement, un recycleur, récupère la majorité ou la totalité du gaz expiré, le traite, et le renvoie au plongeur. Dans le cas de semi-fermés, il n’y a presque pas de bulles expirées. Il n’y a pas de modifications liées à cette optimisation du gaz lors d’évolutions à des profondeurs plus importantes. Ainsi, plus la plongée est profonde, plus l’avantage est du côté des recycleurs (d’un point de vue de l’optimisation des gaz). Par exemple, une bouteille de plongée ordinaire contient assez de gaz pour qu’une personne moyenne puisse respirer pendant environ une heure et demi au repos en surface. La même bouteille durera seulement 45 minutes à 10 mètres de profondeur, et moins de 10 minutes à la profondeur de 90 mètres. Mais si cette même bouteille était remplie d’oxygène et utilisée pour alimenter un recycleur circuit-fermé, le plongeur pourrait théoriquement rester sous l’eau pendant deux jours – indépendamment de la profondeur ! Optimisation de la décompression Le deuxième avantage est l’optimisation de la décompression. Cet avantage ne s’applique qu’aux recycleurs à circuit-fermé, pas aux recycleurs oxygènes ni aux semi-fermés. Les recycleurs oxygène sont limités à des profondeurs où la décompression n’est pas un problème. La raison pour laquelle cela ne s’applique qu’aux circuits fermés et pas aux semi-fermés est relative aux différences de dynamiques du gaz respiré dans ces deux types de recycleurs. Comme décrit précédemment, les semi-fermés maintiennent, plus ou moins, un pourcentage constant d’oxygène dans le gaz respiré, alors que les circuits fermés maintiennent une pression partielle constante d’oxygène dans le gaz respiré. Tout au long de la plongée, le recycleur circuit fermé maintient la concentration d’oxygène du gaz respiré à sa valeur maximale respirable Cela signifie que la part du gaz respiré qui n’est pas de l’oxygène (celle qui impose une décompression), est réduite à son minimum. Cela permet au plongeur de rester plus longtemps pour un temps de palier équivalent ou de faire moins de palier pour un temps de plongée équivalent. Silence Lors de l’expiration, un plongeur avec un équipement conventionnel rejette une quantité importante de bulles bruyantes. L’effet produit sur les habitants du monde sous-marin est variable, mais dans la plupart des cas, les poissons ont un comportement craintif et ils se refusent à laisser approcher un plongeur de trop près. Les recycleurs semi-fermés réduisent la quantité de bulles expirées, et les circuits-fermés l’éliminent entièrement. Avec les recycleurs, les plongeurs sont capables d’approcher la faune marine de beaucoup plus près tout en perturbant significativement moins leurs habitudes. Cela est particulièrement important pour la capture de spécimen et pour les activités photographiques. Quels sont les inconvénients des recycleurs ? Discipline et entraînement Tous les types de recycleurs ont leur propre complexité. Ils induisent de nouvelles formes de risques que les plongeurs en circuit ouvert n’ont jamais rencontrés. La différence fondamentale entre un circuit ouvert et un recycleur est qu’en scaphandre, si un plongeur peut respirer et qu’il n’est pas en dehors des limites de profondeurs recommandées, le gaz respiré va le maintenir en vie (à condition que sa bouteille soit correctement remplie). S’il y a un problème avec le scaphandre, il est généralement assez évident, le plongeur en a connaissance et il peut prendre la bonne décision. Avec les recycleurs, la composition du gaz respiré peut être modifiée dynamiquement, et, au cours de la même plongée, la concentration d’oxygène peut s’éloigner de la plage d’utilisation viable . Dans le cas de recycleurs oxygène, si la boucle n’est pas correctement rincée avant la plongée, la quantité d’azote qui demeure dans le gaz respiré peut devenir excessive. Avec les recycleurs oxygène à ajout passif, il est possible que le plongeur respire tout l’oxygène présent dans la boucle avant que la soupape d’injection ne se déclenche, laissant ainsi seulement de l’azote. Dans le cas de recycleurs semi-fermés, la concentration en oxygène dans la boucle dépend du niveau d’exercice effectué parle plongeur. Dans certaines conditions, spécialement lors d’efforts importants et/ou lors d’une remontée, la concentration en oxygène dans un semi-fermé peut chuter à des seuils dangereusement bas. La faiblesse inhérente aux circuits fermés réside dans la confiance que l’on accorde à l’électronique pour contrôler la teneur en oxygène de la boucle respiratoire. Chaque photographe sous-marin le sait, l’électronique et l’eau (particulièrement l’eau salée) ne font pas bon ménage. En fait, les circuits fermés, ont acquis une réputation de non-fiabilité ; largement due aux problèmes de contrôle de l’O2 par l’électronique (ce qui conduit à trop ou trop peu d’oxygène dans la boucle). La plupart de ces problèmes peuvent être évités en rinçant correctement le recycleur avec de l’oxygène pur avant la plongée, en ajustant avec précaution le débit du gaz disponible, en rinçant la boucle avec du gaz frais avant d’entamer la remontée et en intégrant une ou plusieurs sondes oxygène dans les appareils à circuit fermés. Malheureusement, les symptômes liés à l’hypoxie et à la toxicité de l’oxygène ne peuvent pas être considérés comme des signes fiables et annonciateurs de la syncope. Il est donc de la responsabilité du plongeur de s’assurer en permanence, et méthodiquement, de la viabilité du mélange gazeux qu’il va respirer dans la boucle Ce niveau de contrainte requiert une grande dose de discipline et d’entraînement. Ainsi les plongeurs en recycleur doivent dédier plus de temps à l’entretien de leur équipement que les plongeurs en circuit ouvert. De plus, les recycleurs sont généralement des produits plus compliqués que les équipements circuits ouverts, ce qui explique pourquoi ils demandent plus d’entraînements. Coût Un autre inconvénient des recycleurs est leur coût. Même les recycleurs de conceptions basiques peuvent coûter plusieurs milliers de dollars, et un recycleur circuit fermé sophistiqué jusqu’à 15 000 dollars ou plus. Cependant, après l’acquisition, les dépenses courantes ne sont pas significativement plus importantes que celles d’un scaphandre conventionnel. tandis que le long du littoral s'étirent plus de 15 km de côte sauvage alternant plages de sable fin, petites criques isolées et pointes rocheuses escarpées. La baie du Valinco est l'une des plus vastes de Corse et également l'une des plus profondes ( près de 800 m au milieu du golfe ). Ses eaux calmes et limpides et ses reliefs variés en font une destination plongée de premier choix.Ces deux bateaux rapides permettent aux plongeurs d'accéder entre 10 et 30 minutes de trajet selon les conditions météo, à une douzaine de sites qui s'étendent entre la pointe de Campomoro au sud et la station balnéaire de Porto-Polo de l'autre côté du golfe au nord.Chaque après-midi, l'équipe propose des baptêmes dans des criques abritées et peu profondes à 10 minutes du centre. Le bateau mouille généralement le long de la côte sauvage d'Olmeto, en face de Propriano, qui offre des conditions de plongée idéales pour l'initiation dans un cadre enchanteur. Les plongeurs en herbes font leurs premières bulles dans une eau calme, claire et poissonneuse et évoluent entre les rochers posés sur un fond sableux à 5,6 mètres de profondeur, où se cachent de nombreux poulpes.Les sorties exploration ont généralement lieu le matin à la sortie du golfe, où les sites sont réputés pour leurs reliefs variés et leur faune abondante. Situé à quelques miles du port de Porto-Pollo, le site des cathédrales est le plus réputé de la rive nord. La profondeur du site (40 mètres) et la fréquence des courants limitent cependant le site aux plongeurs niveau 2 minimum. Sur la rive sud, le sec du Belvédère, un piton rocheux immergé entre -9 et -30 m, est connu pour ses parois ornées de gorgones et ses voûtes garnies du précieux corail rouge. Le golfe du Valinco est le seul endroit en Corse où les plongeurs peuvent admirer à de faible profondeur cet animal emblématique des fonds de l'île.Un peu plus loin, en face de la magnifique côte sauvage de Campomoro, le sec du tonneau offre un relief très varié et ludique qui mérite au moins trois immersions pour en faire le tour et qui a l'avantage d'être accessible à tous les niveaux. Le site présente une succession de pics qui s'élèvent entre 15 et 48 mètres en pleine eau et forment différentes figures géographiques. L'intérêt de la plongée consiste à évoluer le long des tombants, à passer entre les failles et les arches pour y dénicher les nombreuses murènes, les délicats nudibranches et les quelques chapons qui s'y cachent.Les parois sont décorées d'éponges encroutantes orangées, de padines, d'oursins et de clavelines translucides. Au-delà de 40 mètres, de belles grottes sont accessibles aux plongeurs niveau 3 minimum. Le site comprend également un vaste plateau de posidonies, dont la vie foisonnante attire toutes sortes de prédateurs. Les bancs de saupes, de sars et d'oblades s'y concentrent aux heures de pointes tandis que les dentis, daurades, corbs et liches y trouvent facilement leur quatre-heure. Le tonneau est très réputé pour ses eaux poissonneuses et les occasions d'assister à des scènes de chasses ne manquent pas. À peine dix minutes après notre immersion nous apercevons une nuée de castagnoles qui papillonnent au sommet d'un pic à 10 mètres de profondeur.Une lame scintillante traverse la masse opaque des petits poissons qui se sépare aussitôt en deux ondes noires pour se rassembler quelques secondes plus tard, un ballet synchronisé à la perfection que nous admirons bouche bée. Trois, quatre puis cinq barracudas tournent à présent autour du banc, enchaînant tour à tour les offensives. Dotés d'un corps fuselé et de mâchoires inférieures proéminentes bien garnies, les barracudas sont de redoutables prédateurs. Les plongeurs ont souvent l'occasion d'observer un beau banc de ces spécimens sur ce site. La plongée aux mélanges enrichis en oxygène jusqu'à 40 %, communément appelée plongée au nitrox, se développe à travers le monde depuis une bonne dizaine d'années. Si de plus en plus de structures la proposent au même prix que la plongée à l’air, cette nouvelle façon de gérer sa plongée a, semble t'il jusqu'à présent, plus convaincu nos voisins situés de l'autre côté des Alpes et du Rhin. Qu'est-ce que le nitrox ? Comment l'aborder, se former et le gérer ? Quels sont ses atouts et ses limites pour les plongeurs ?Qui n’a pas déjà connu au moins une fois la frustration d’être limité dans une plongée superbe par son temps de non décompression ? Plongées multiples aux Maldives ou en Mer Rouge, épave à 35 mètres... La plongée est mémorable, les sensations exceptionnelles, mais voila que l’ordinateur ou les tables nous rappellent à l’ordre : le chef de base a été très clair, pas de déco ou fini les plongées... Cette frustration est en passe de devenir histoire ancienne. Petit à petit, tout autour du monde, des blocs habillés de jaune et vert font leur apparition et, avec eux, la solution se fait évidente : on peut plonger plus longtemps, avec moins de risques, ce qui veut dire être moins fatigué et plus vite prêt à en reprendre une dose... Le Nitrox, longtemps objet de malentendus et de diverses croyances, est en train de se faire une place de choix parmi les plongeurs de tous bords : il est en passe de devenir un grand standard, sinon la norme, de la plongée loisir. Nitrox, kézako ? Point de départ, le terme lui-même, qui vient de l’anglais et reflète les composants du mélange : "Nitr" pour "Nitrogen" –l’azote- et "Ox" pour oxygène. En français, on pourrait préférer l’expression "Air Enrichi", mais l’appellation Nitrox étant déjà passée dans le langage populaire des plongeurs et acceptée par toutes les organisations, elle est devenue la norme. Le Nitrox est également symbolisé par l’acronyme EAN (Enriched Air Nitrox) ou AEN (Air Enrichi Nitrox), que l’on rencontre le plus souvent sous la forme EANx ou AENx : ceci s’explique par le fait que le "x" servait initialement à définir le pourcentage d’oxygène dans le mélange (AENx32 = Air Enrichi Nitrox à 32% d’O2). Ce type de mélange représente un bienfait majeur pour le plongeur, que nous allons mieux définir en commençant par un bref rappel de physiologie élémentaire. Notre bonne vieille terre est dotée d’une atmosphère recelant toute une série de gaz divers, parmi lesquels le plus important pour nous est celui que nous connaissons sous le nom d’air, composé à peu de choses près de 21% d’oxygène (O2) et de 79% d’azote (N2). L’air est vital pour toutes les formes de vie terrestre et permet tout simplement à notre physiologie de satisfaire ses besoins fondamentaux. Sur la terre ferme, pas de soucis : nous respirons à volonté et l’oxygène dont nous remplissons nos poumons va être en partie métabolisé (utilisé) par l’organisme. L’azote, en revanche, ne présente pas de vraie utilité pour notre système, sans pour autant constituer non plus une menace ou un danger : on parle d’un gaz inerte, mais en restant simple, on dira qu’il est là surtout parce que nous ne pourrions pas vivre en respirant de l’O2 pur toute la journée. Le bon et le truand L’air est donc un gaz que nous pouvons respirer, qui soutient efficacement la vie, et que nous allons comprimer dans nos blocs pour aller explorer beautés et mystères qui transparaissent sous la surface de l’eau. Mais voilà que c’est justement là, lorsque l’on va passer la tête sous la surface, que l’air va agir différemment sur notre organisme et qu’il va falloir tenir compte des différents gaz qui le composent. Qu’est-ce qui a changé ? Le phénomène est simple et nous le connaissons tous bien : plus on descend sous l’eau, plus la pression augmente et plus la pression augmente, moins on peut rester. En effet, alors qu’en surface on peut se permettre de considérer l’air comme un tout, en plongée il faut tenir compte du comportement individuel de chacun des gaz qui le compose: l’O2 continue à être métabolisé par notre organisme, mais l’azote, lui, va s’accumuler et constituer une menace pour notre santé. C’est ce que représentent nos tables de plongée à travers des modèles mathématiques : en restant à l’intérieur de la courbe de sécurité, il suffit en principe de maintenir une vitesse de remontée lente pour expirer normalement cet azote et sortir de la plongée en bonne santé. La plongée aux mélanges enrichis en oxygène jusqu'à 40 %, communément appelée plongée au nitrox, se développe à travers le monde depuis une bonne dizaine d'années. Si de plus en plus de structures la proposent au même prix que la plongée à l’air, cette nouvelle façon de gérer sa plongée a, semble t'il jusqu'à présent, plus convaincu nos voisins situés de l'autre côté des Alpes et du Rhin. Qu'est-ce que le nitrox ? Comment l'aborder, se former et le gérer ? Quels sont ses atouts et ses limites pour les plongeurs ? Convaincu des vertus du nitrox depuis ses débuts, notre photo-reporter Phil Simha, course Director PADI averti et consultant technique polyglotte, nous présente cette nouvelle pratique au travers d'une série d'articles que vous pourrez suivre chaque mois. Qui n’a pas déjà connu au moins une fois la frustration d’être limité dans une plongée superbe par son temps de non décompression ? Plongées multiples aux Maldives ou en Mer Rouge, épave à 35 mètres... La plongée est mémorable, les sensations exceptionnelles, mais voila que l’ordinateur ou les tables nous rappellent à l’ordre : le chef de base a été très clair, pas de déco ou fini les plongées... Cette frustration est en passe de devenir histoire ancienne. Petit à petit, tout autour du monde, des blocs habillés de jaune et vert font leur apparition et, avec eux, la solution se fait évidente : on peut plonger plus longtemps, avec moins de risques, ce qui veut dire être moins fatigué et plus vite prêt à en reprendre une dose... Le Nitrox, longtemps objet de malentendus et de diverses croyances, est en train de se faire une place de choix parmi les plongeurs de tous bords : il est en passe de devenir un grand standard, sinon la norme, de la plongée loisir. Nitrox, kézako ? Point de départ, le terme lui-même, qui vient de l’anglais et reflète les composants du mélange : "Nitr" pour "Nitrogen" –l’azote- et "Ox" pour oxygène. En français, on pourrait préférer l’expression "Air Enrichi", mais l’appellation Nitrox étant déjà passée dans le langage populaire des plongeurs et acceptée par toutes les organisations, elle est devenue la norme. Le Nitrox est également symbolisé par l’acronyme EAN (Enriched Air Nitrox) ou AEN (Air Enrichi Nitrox), que l’on rencontre le plus souvent sous la forme EANx ou AENx : ceci s’explique par le fait que le "x" servait initialement à définir le pourcentage d’oxygène dans le mélange (AENx32 = Air Enrichi Nitrox à 32% d’O2). Ce type de mélange représente un bienfait majeur pour le plongeur, que nous allons mieux définir en commençant par un bref rappel de physiologie élémentaire. Notre bonne vieille terre est dotée d’une atmosphère recelant toute une série de gaz divers, parmi lesquels le plus important pour nous est celui que nous connaissons sous le nom d’air, composé à peu de choses près de 21% d’oxygène (O2) et de 79% d’azote (N2). L’air est vital pour toutes les formes de vie terrestre et permet tout simplement à notre physiologie de satisfaire ses besoins fondamentaux. Sur la terre ferme, pas de soucis : nous respirons à volonté et l’oxygène dont nous remplissons nos poumons va être en partie métabolisé (utilisé) par l’organisme. L’azote, en revanche, ne présente pas de vraie utilité pour notre système, sans pour autant constituer non plus une menace ou un danger : on parle d’un gaz inerte, mais en restant simple, on dira qu’il est là surtout parce que nous ne pourrions pas vivre en respirant de l’O2 pur toute la journée. Le bon et le truand L’air est donc un gaz que nous pouvons respirer, qui soutient efficacement la vie, et que nous allons comprimer dans nos blocs pour aller explorer beautés et mystères qui transparaissent sous la surface de l’eau. Mais voilà que c’est justement là, lorsque l’on va passer la tête sous la surface, que l’air va agir différemment sur notre organisme et qu’il va falloir tenir compte des différents gaz qui le composent. Qu’est-ce qui a changé ? Le phénomène est simple et nous le connaissons tous bien : plus on descend sous l’eau, plus la pression augmente et plus la pression augmente, moins on peut rester. En effet, alors qu’en surface on peut se permettre de considérer l’air comme un tout, en plongée il faut tenir compte du comportement individuel de chacun des gaz qui le compose: l’O2 continue à être métabolisé par notre organisme, mais l’azote, lui, va s’accumuler et constituer une menace pour notre santé. C’est ce que représentent nos tables de plongée à travers des modèles mathématiques : en restant à l’intérieur de la courbe de sécurité, il suffit en principe de maintenir une vitesse de remontée lente pour expirer normalement cet azote et sortir de la plongée en bonne santé. Si l’on dépasse ces limites, alors la décompression s’impose et il faudra effectuer des paliers, dont le nombre et la durée varient en fonction du temps passé à une certaine profondeur et de la quantité d’azote accumulée dans l’organisme. L’azote est donc en quelque sorte notre ami, puisqu’il contribue à permettre que l’on vive en respirant de l’air, mais c’est aussi notre grand ennemi, puisqu’il est le facteur numéro un qui limite notre temps de plongée, la source de la lassitude ressentie lors de plongées multiples et également la cause principale des accidents de décompression. Plus riche, la plongée ! Voila où intervient tout le génie du Nitrox. Et pour choisir une image parlante, il suffit de s’imaginer deux verres de Pastis, dont l’un contiendrait 79% de Pastis et 21% d’eau et l’autre serait rempli, par exemple, de 68% de Pastis et de 32% d’eau. Facile de réaliser que la personne qui boit un ou deux verres du premier mélange ressentira les effets de l’alcool bien plus vite que la personne qui consomme quelques verres du second. Quand on a compris ce phénomène, il suffit de substituer l’azote au Pastis et l’oxygène à l’eau, pour avoir déjà saisi le concept qui est à l’origine du Nitrox : dans l’exemple ci-dessus, on serait passé de l’air à un Nitrox 32, soit un mélange dans lequel le pourcentage d’O2 aura été augmenté de 21 à 32%. Le Nitrox nous permet donc d’augmenter dans notre mélange la quantité d’oxygène que notre système va métaboliser et de réduire le pourcentage de cet azote qui nous embête tellement. Ainsi fait, nous allons effectivement pouvoir prolonger notre temps de plongée et diminuer les risques liés au phénomène de la décompression. Les effets positifs de cet enrichissement pour notre confort et notre sécurité sont multiples: des temps de plongée accrus (nous y reviendrons...), une accumulation d’azote réduite, une fatigue moindre après les plongées, des intervalles de surface plus courts et une augmentation générale significative de la sécurité du plongeur... En bref, plonger au Nitrox, c’est respirer le bien-être ! Lors de notre prochain rendez-vous, nous nous intéresserons plus en détails à l’évolution de l’air enrichi et verrons ensemble comment le Nitrox a doucement mais sûrement fait son chemin jusqu’à nos blocs de plongée. D’ici là, air ou Nitrox, n’oubliez surtout pas d’aller plonger !